La tradition universitaire veut que l'on suive la soi-disant « dernière volonté de l'auteur ». Or, la textologie moderne ne considère pas les choses d’exactement la même manière et « la dernière volonté de l’auteur » est remise en question par les textologues depuis plus de quatre-vingts ans. « Il n’y pas lieu d’accepter cette règle » écrivait Gustave Rudler en 1923, « [...] historiquement, la vraie date de l’œuvre est la date de son apparition » (Les Techniques de la critique et de l’histoire littéraires en littérature française moderne [Oxford, Oxford University Press, 1923], pp. 84, 85).